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Cette technologie de radio fréquence a fait la une de la presse spécialisée depuis les années 2000. Longtemps présentée comme le summum de la traçabilité, où en est-on aujourd'hui ?
Dans la logistique, secteur par excellence de la traçabilité, les transpondeurs RFID sont utilisés pour tracer le contenant (conteneur, caisse, carton etc.) plutôt que le contenu (les articles). La raison : le coût d'un transpondeur ne permet pas encore aux fabricants de tagger tous les articles (contenant et contenu), de quelques dizaines de centimes pour les transpondeurs passifs à quelques dizaines d'euros pour ceux actifs. L'autre secteur phare est la grande distribution, où des milliards d'articles potentiels sont à tagger. Le jour ou un Wall Mart ou un Carrefour ordonnera à tous ses fournisseurs de passer du code-barre au transpondeur, le marché du RFID aura véritablement décollé. Mais alors quel est le frein ? Le prix ? Non.
Un manque d'intérêt pour le consommateur
La puissance d'achat et le potentiel de la grande distribution permettront d'avoir les prix des transpondeurs à quelques centimes. Non, un des freins est d'avoir étudié la RFID comme une technologie pour améliorer la traçabilité côté entreprise... Mais pas côté consommateur. Entre temps une technologie proche, la NFC (Near Field Communication) a fait son apparition. A l'origine, elle est intégrée dans un téléphone mobile pour effectuer des transactions bancaires en mode sans contact, utilisant une fréquence existante en RFID (la 13.56Mhz en courte portée). Imaginons dans un futur prochain que tous les consommateurs soient dotés d'un mobile NFC capable de lire les transpondeurs de la grande distribution.
Tagger sa liste de courses
Un boulevard d'applications viendrait épauler le consommateur dans sa quête de mieux consommer. Avec le mobile NFC on pourra tagger sa liste de course, lire le prix du produit grâce à son transpondeur et donc avoir le prix total de ses courses en temps réel, vérifier si les produits contiennent des substances incompatibles avec un régime alimentaire spécifique, envoyer la référence du produit lue sur son mobile au producteur pour obtenir un remboursement etc. Cette révolution permettra au consommateur de mieux connaître les produits qu'il achète. Quant à la grande distribution, elle pourra mieux cerner la consommation pour mieux fidéliser. Une bonne idée à creuser pour rentabiliser une même technologie pour la SCM (Supply Chain Management) et la CRM (Customer Relationship Manager).
Source : L'Atelier.fr
Rédigé à 23:24 dans CRM, Distribution, Innovation, Mobilité, Performance Commerciale, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Pendant de nombreuses années, l’usage de l’Internet
était relativement simple : tout le monde surfait sur les mêmes sites. En ce début d’année 2010, l’idée d’un Web unifié
devient progressivement un souvenir pittoresque, grâce à l’essor de l’iPhone, du Kindle,
du Blackberry, de Droid et bien entendu du très tendance iPad.
Plus les supports d’accès à l’Internet se multiplient et plus les contenus deviennent spécifiques aux périphériques permettant de surfer sur la toile.
A titre d’exemple, prenons la très populaire application mobile de Twitter – Tweetie – est uniquement disponible sur l’iPhone, tandis que la version officielle d’accès à la messagerie GMail est uniquement disponible sur Droid. Si vous achetez un un livre électronique pour le Kindle d’Amazon, vous ne pourrez pas nécessairement le lire avec d’autres e-lecteurs (l’iPad par exemple…).
Par ailleurs, le contenu en ligne
est de plus en plus protégé par des mots de passe, afin de protéger la vie
privée des personnes (Ex : Facebook) ou les business model empiriques des
entreprises (Ex : Articles de Journaux sur Les Echos, Le Monde, New York
Times, …).
Ces deux phénomènes engendrent un morcellement
progressif du Web que l’on connaît. Cet ‘éclatement’ du Web empirique est
décrit par l’analyste Josh Bernoff du cabinet Forrester Research « spliInternet ».
Plus encore, cette tendance peut rappeler les premières luttes entre les fournisseurs d’accès AOL et Compuserve. Dans les premiers jours du Web, les utilisateurs ne pouvaient accéder aux contenus que via des systèmes spécifiques. Par exemple, les utilisateurs d’AOL ne pouvaient voir que les contenus d’AOL. Par la suite, le World Wide Web est devenu une plateforme ouverte et interopérable permettant un formidable élan d’innovation à tous points de vue. Aujourd’hui, l’arrivée et le développement progressif des nouvelles devices mobiles remet à plat les cartes et engendre de nouveau le fractionnement progressif du Web. Il semble que la stabilité qui a façonné s’en est allé, il sera difficile de la faire de nouveau vivre...
Angles morts
Lorsque les utilisateurs de téléphones mobiles
choisissent d’acheter un iPhone, un Motorola, un BlackBerry ou un autre
téléphone, ils optent de manière irréversible vers pour certains types de
contenus étant donné que chaque application n’est pas disponible sur l’ensemble
des plateformes.
D’un point de vue Marketing, il s’agit de pousser
une sélection de contenus auprès de communautés ‘ghettoïsées’ déclare Don More
d’Updata. Les fabricants des appareils mobiles peuvent – et doivent – choisir les
applications avec lesquels leurs appareils vont interagir, et rejeter celles
qui peuvent être en concurrence avec leurs propres produits ou qu’ils ne considèrent
pas assez qualitative par rapport à l’expérience client qu’ils cherchent à
promouvoir auprès de leurs cibles.
Par exemple, Apple a rejeté l’application Google
Voice pour iPhone qui aurait pu permettre aux utilisateurs d’envoyer des SMS et
de faire des appels internationaux à moindre coût.
Les limitations s’étendent désormais plus loin que
l’utilisation ou non d’applications. Exemple concret : l’iPad ne
supportera pas le format Flash d’Adobe ce qui empêchera les futurs utilisateurs
d’afficher un grand nombre de sites web.
Les consommateurs doivent prendre conscience qu’ils
sont en train de faire un choix et que certains contenus ne seront pas
disponibles pour eux.
Des choix
sans concession
Les sociétés qui fabriquent les applications sont
aujourd’hui confrontées à des décisions difficiles. Quelles devices
doivent-elles choisir pour soutenir leur accès au marché ? Combien d’argent
et de temps faut-il prévoir pour faire fonctionner leur contenu avec ces
nouveaux supports ?
Quels que soit le choix des développeurs, ils
rateront forcément une partie de la population des consommateurs qu’ils
pouvaient auparavant toucher quand le Web était encore unifié.
« Lorsque nous acons démarré cette entreprise,
nous n’avons jamais imaginé ce que nous aurions à traiter » a déclaré Sam
Yagan, co-fondateur du site de rencontre OKCupid.com. « Refaire un
programme pour un téléphone spécifique est fastidieux, coûteux et demande de
véritables savoir-faire. »
OKCupid emploie 14 personnes et son application
iPhone a demandé 6 mois de jours-homme pour être développée. La société
envisage de créer une application pour Android qui devrait demander environ 2
mois de travail aux équipes.
Cette situation engendre un énorme problème d’allocation
des ressources, notamment pour les TPE/PME qui n’ont tout simplement pas les moyens
de promouvoir leurs offres sur l’ensemble des supports disponibles. Ainsi, les
entreprises doivent choisir de concentrer leurs efforts de développement sur l’une
ou l’autre des plateformes restreignant ainsi le choix des contenus pour le
consommateur final.
Les consommateurs perdent petit à petit l’étendue
du choix disponible et les entreprises sont touchées par le coût supplémentaire
lié au développement d’une application pour un support donné. Néanmoins, la
popularité croissante du Marketing Mobile laisse penser que les entreprises
acceptent cette nouvelle règle du jeu sous-jacente en dépit du coût que cela
peut représenter.
What’s next ?
Malgré le faut que l’Internet éclaté semble devenir
la norme, on peut penser qu’il y aura un retour de bâton dans quelques temps :
un nouveau mouvement ayant pour objectif de rendre les contenus destinés aux
appareils mobile plus uniforme et plus interopérable.
La réponse pourrait venir de la nouvelle plateforme
HTML 5 qui semble être en bonne position pour devenir la norme pour les
appareils mobile dans les années à venir. A titre d’exemple, HTML 5 peut mettre
en valeur un site Web d’animation sans recourir à Flash.
L’arrivée d’une nouvelle technologie engendre forcément
un combat pour savoir qui en prendra le contrôle. Nous pouvons dores et déjà
prévoir une bataille gigantesque entre les entreprises : non seulement
Apple et Google, mais également Comcast, Orange, Disney et toute autre
entreprise ayant des prétentions en termes de développement de contenus à
valeur ajoutée.
Bien entendu, personne ne peut prévoir l’avenir du Web, néanmoins il est certain que 2010 et 2011 seront des années de changement significatif dans notre manière d’utiliser le Web.
Rédigé à 12:28 dans Business Model, Mobilité, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Suite à une annonce ayant généré beaucoup trop d’excitation et d’attentes pour contenter les plus exigeants voici quelques hypothèses - inspirées de Frédéric Cavazza - sur les usages et les sources de revenus potentiels autour de l’iPad.
Il semblerait que touchbooks et ebooks boxent dans deux catégories bien distinctes (cf. Quels contenus pour les touchbooks et ebooks ?). Il est envisageable que les ventes de livres et de journaux électroniques sur l’iPad ne soit pas aussi importantes que prévues par Apple, néanmoins cette innovation va très certainement permettre de démocratiser un évolution technologique majeure : l’encre électronique (comme le fait la machine de PixelQi).
La compétition iPad / Kindle s’arrête là dans la mesure où Amazon a prit une sérieuse longueur d’avance sur un marché encore embryonnaire avec plus de 2 millions d’unités vendus (Amazon CEO: “Millions” of Kindles Sold) et une dynamique commerciale très incisive (Amazon Unveils New Kindle Royalty Option; Incentive To Keep E-Book Prices Down et Amazon Now Sells 6 Kindle Books for Every 10 Physical Books When Both Editions Are Available).
Intéressons-nous maintenant à ce pour quoi l’iPad a été conçu : du contenu rich media. Nous savons ainsi que plusieurs groupes de presse travaillent sur un nouveau format de magazine digital mélangeant texte, photos et vidéos dans une interface spécifiquement adaptée aux touchbooks (cf. Sports Illustrated Tablet Demo et Condé Nast Will Have Apple iPad Apps Ready For Shipping Day).

Concept de magazine digital sur un touchbook
L’intérêt de ces magazines serait de proposer une nouvelle expérience de lecture. Ils pourraient être lus en ligne ou hors ligne (sous forme d’applications) et seraient achetés à l’unité (0,99$) ou sous forme d’abonnement pour pouvoir accéder à des services complémentaires comme des bases de données sportives, financières, historiques…

Accès aux statistiques de joueurs sur un touchbook
Ou alors… ces magazines pourraient être financés par un certain type de publicité : celle d’Apple. Souvenez-vous qu’Apple a très récemment racheté une société spécialisée dans la publicité mobile (Quattro Wireless). Ce mouvement récent, nous permet de mieux comprendre pourquoi Apple ne veut pas du lecteur Flash sur l’iPhone et l’iPad : cette stratégie pourrait permettre de bloquer les régies publicitaires externes et d'imposer la régie Apple. Avec ce rachat, Apple est maintenant le seul maître d’un écosystème comprenant la chaine de distribution, la monétisation et l'encaissement (cf. The iPad Will Make Apple’s Acquisition Of Quattro Wireless Look Even Smarter).
iTunes est ainsi la pierre angulaire pour une technologie de recommandations personnalisées et de ciblage publicitaire en fonction du profil des utilisateurs (selon leurs goûts musicaux ou ludiques), l’historique des achats, la localisation (puce GPS ou triangulation). La fonction Genius se transformerait ainsi en une sorte d’assistant d’achat.
En poussant cette logique d’expérience de lecture enrichie, nous pourrions également l’appliquée aux VPCistes qui existent déjà sous forme de catalogues et de sites web. La version touchbookserait une application à mi-chemin entre catalogue en ligne et publi-reportages verticalisés :fashion pour les fringues, lifestyle pour les objets du quotidien, bricolages pour le petit outillage, voyages, cuisine…
Tout l’intérêt d’un tel dispositif serait de proposer une expérience intégrée avec de l’achat en un clic. Certes, Amazon le propose depuis longtemps, mais son catalogue est limité et le contenu inspirationnel fait cruellement défaut. Il est tout à fait envisageable qu'Apple réclame un “pas de porte virtuel” aux VPCistes pour installer leur application par défaut et leur donner accès à sa base d’utilisateurs (en plus prélever une commission sur les transactions). En effet l’iPad s’insère dans un dispositif bien rôdé où Apple a déjà collecté 150 millions de N° de cartes bancaires.
Pour les annonceurs et distributeurs, ce micro-canal de distribution présenterait l’énorme avantage d‘immerger le prospect / client dans un environnement maitrisé où la concurrence n’est plus réellement à un clic. Exemple avec l’application Rugby de Ralph Lauren pour l’iPhone / iPad :

Application marchande de Ralph Lauren
Regarder un film ou écouter un album sur l’iPad ne semble pas présenter un grand intérêt. Par contre si vous couplez l’iPad avec un autre terminal (iMac ou TV), vous ouvrez la porte à de nombreuses possibilités. L’iPad serait ainsi une sorte d’écran complémentaire vous permettant de bénéficier de contenus additionnels (résumés d’épisodes précédents pour une série TV, statistiques ou autres angles de vue pour un évènement sportif…).
Nous pourrions même envisager un usage inédit : Piloter un media center au travers d’une expérience bien plus riche (coverflow…). L’idée serait ici de pouvoir visionner / consommer des contenus multimédias stockés sur un serveur (une sorte de time capsule en version XL) sans avoir à allumer votre ordinateur. Ceci fonctionne aussi avec l’AppleTV (peut-être mieux !).
Il est également possible d’imaginer de nombreuses applications à valeur ajoutée en ce qui concerne la domotique.
L’iPhone s’est rapidement imposé comme la nouvelle coqueluche des casual games, mais les caractéristiques avantageuses de l’iPad laissent présager une nouvelle génération de jeux tirant parti du large écran tactile, de l’accéléromètre, du GPS et de la puissance de la machine (prolongeant ainsi le gameplay tactile de la DS de Nintendo).
Autre domaine où l’iPad pourrait proposer une nouvelle approche : le jeux sociaux. Le magazineFast Company avance ainsi une hypothèse très crédible de mécanique de jeux où l’iPad servirait de serveur pour cordonner plusieurs joueurs sur iPhone en mode P2P local : Here’s the Vision of iPad Gaming Greatness Apple Overlooked.

Concept de jeu de poker en mode P2P local
Certains ’hésites pas à dire que l’iPad pourrait être l’évolution ultime du jeu de plateau : iPad board games: Apple has created a ‘Jumanji platform’.

Bientôt un Monopoly tactile sur l'iPad ?
Ce principe ne s’applique pas à tous les jeux, mais pourrait générer des revenus non-négligeables sur certains types de jeux très rentables.
Autre exemple avec les MMORPG : l’iPad pourrait servir d’écran supplémentaire pour pouvoir gérer vos armes et armures, pour afficher la carte du niveau ou encore pour communiquer avec les autres joueurs : What could Apple’s new iPad mean for MMOs?. Encore une fois, ceci ne concerne pas des dizaines de millions de joueurs, mais peut représenter des revenus complémentaires intéressants pour les éditeurs.
Reste enfin la niche des MMTRG qui seraient bien plus intéressants à jouer avec un écran plus large et un processeur plus puissant.
Ces quelques hypothèses ne sont qu’une petite partie du potentiel de ce terminal qui doit encore trouver sa place. Rappelons-nous qu’à la sortie de l’iPhone nous étions loin de nous douter que ce petit appareil allait révolutionner le monde des télécoms. Au fil des mises à jour, l’iPhone s’est même transformé en un combiné multi-fonctions à très forte valeur ajoutée : téléphone, agenda, baladeur numérique, console de jeux, GPS, modem… L’iPhone est selon moi l’invention la plus révolutionnaire de ces 10 dernières années, attendons de voir ce que pourra donner l’iPad dans sa troisième ou quatrième itération.
Malgré de nombreux concurrents déjà sur les starting blocks (9 Upcoming Tablet Alternatives to the Apple iPad), Apple semble avoir pris une longueur d’avance grâce à un écosystème déjà très dense et un parc de dizaines de millions d’utilisateurs. N’oublions pas qu’en plus de maitriser le software, Apple est en train d’élever de très sérieuses barrières à l’entrée au niveau du hardware avec une tout nouveau processeur fabriqué par une société rachetée en 2008 (cf. The Real iPad Revolution Is The A4 Chip That’s Running It) ainsi qu’une technologie révolutionnaire de batteries longue durée (10 H d’autonomie) déjà éprouvée sur les nouveaux MacBook.
Aujourd’hui le seul acteur qui pourrait inquiéter Apple est Google : Non seulement car ils ont une alternative très crédible déjà en phase de commercialisation (MSI to Release Its Own Tablet, Does Multitasking) et qu’il s’apprêtent à frapper fort avec Chrome OS (Google Building Touch into Chrome OS? et The iPad And Chrome OS Netbooks Are On A Collision Course).
Rédigé à 23:25 dans Business Model, Capital Client, Ergonomie, Fidélisation, Indicateurs de Performance, Jeux, Marketing Stratégique, Marque, Mobilité, Moteur de Recherche, Performance Commerciale, Publicité, Réseaux Commerciaux, Réseaux Sociaux, Stratégie, Technologie | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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